Etat des lieux des mares
Combien y-a-t-il de mares en Eure-et-Loir ?
Grâce à l'envoi d'un questionnaire adressé aux communes (93% de réponses), un premier état des lieux des mares communales a pu être dressé. En l’état actuel des connaissances, 59 % des communes d’Eure-et-Loir possèdent au moins une mare communale.
Plus précisément, 741 mares ont été localisées, réparties comme suit :
Pays Chartrain | Pays Drouais | Pays Perche | Pays Beauce | Pays Dunois | Chartres métropole | Dreux agglomération |
136 | 151 | 117 | 113 | 92 | 108 | 24 |
Croisées avec des couches SIG fournies par le SDIS 28, le CAUE et la DDT 28, ces données ont permis d'établir une première cartographie des mares.
A ce stade, les mares privées et forestières (forêts domaniales) ne sont pas prises en compte.
Les espèces des mares d'Eure-et-Loir
184 mares ont été prospectées entre 2008 et 2012. Les inventaires ont été orientés sur trois groupes principaux : les végétaux, les amphibiens (crapauds, grenouilles, tritons et salamandres) et les odonates (libellules).
A ce stade, les mares privées et forestières (forêts domaniales) ne sont pas prises en compte.
Les espèces des mares d'Eure-et-Loir
184 mares ont été prospectées entre 2008 et 2012. Les inventaires ont été orientés sur trois groupes principaux : les végétaux, les amphibiens (crapauds, grenouilles, tritons et salamandres) et les odonates (libellules).
Les végétaux
41 espèces de plantes ont été observées durant ces inventaires pour un total de 203 données. Parmi ces espèces, 18 sont considérées comme patrimoniales, c’est-à-dire considérées comme assez rares à très rares en Eure-et-Loir ou déterminantes ZNIEFF* ou encore protégées au niveau régional ou national. Ces espèces patrimoniales représentent 60 données, soit environ 30 % des données floristiques recensées ; parmi ces espèces d'intérêt, la Damasonie étoilée (protection nationale) et la Renoncule aquatique (rare)...
Ces inventaires complètent l'important travail mené par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien à l'origine de l’atlas de la flore sauvage d’Eure-et-Loir. Ce dernier précise que sur les 1237 espèces floristiques indigènes et naturalisées d’Eure-et-Loir, 291 (23,5 %) sont inféodées aux mares et plans d’eau.
Les amphibiens
Les odonates
Ces inventaires complètent l'important travail mené par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien à l'origine de l’atlas de la flore sauvage d’Eure-et-Loir. Ce dernier précise que sur les 1237 espèces floristiques indigènes et naturalisées d’Eure-et-Loir, 291 (23,5 %) sont inféodées aux mares et plans d’eau.
Les amphibiens
11 espèces d’amphibiens ont été observées pour un total de 323 données. Ces dernières représentent 245 stations d’espèces différentes référencées.
Toutes ces espèces sont protégées au niveau national. L’une d’entre elles, le Triton crêté (cf. photo ci-dessous), est même une espèce d’intérêt européen.
Deux espèces sont présentes dans presque la moitié des mares prospectées : le Crapaud commun et la Grenouille verte. D’autres n’ont été observées que dans quelques mares, ce qui donne des éléments de patrimonialité pour ces espèces.
En l’état actuel des connaissances, le nombre d’amphibiens différents observés varie de 1 à 6 espèces par mare.
En l’état actuel des connaissances, le nombre d’amphibiens différents observés varie de 1 à 6 espèces par mare.
Ces résultats mettent en évidence le rôle très important des mares dans la préservation des populations d’amphibiens puisqu’il s’agit parfois du seul point d’eau existant au niveau communal.
Les odonates
27 espèces d’odonates sur les 46 référencées en Eure-et-Loir, soit 59 % des espèces connues, ont été observées, pour un total de 370 données. Ces dernières représentent 340 stations d’espèces différentes référencées.
Certaines espèces sont déterminantes ZNIEFF*. D’autres ne bénéficient actuellement que de rares observations au niveau du territoire départemental, ce qui laisse présager d’une certaine patrimonialité. C’est le cas par exemple de Lestes dryas qui est également déterminant ZNIEFF.