Aller au contenu

L'Alouette Lulu

Bien présente en France, L’Alouette lulu l’est également dans toute l’Europe, l’Asie de l’ouest, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Occupant des milieux ouverts à semi-ouverts très variés allant de la lisière de boisement, comme le laisse penser son nom latin « lulu des arbres », mais également des prairies, des landes et des champs, elle se nourrit essentiellement d’insectes, de graines et grandit au sol.


Plus petite que l’Alouette des champs, il faut néanmoins de bons yeux pour la différentier de sa cousine : une queue courte avec un liseré blanc sur le bout des plumes, un plumage strié de brun-roux, un ventre blanc également piqueté de brun-roux, une pommette tirant sur le roux… Mais si vos jumelles sont bien réglées, ce sont ses sourcils blancs bien marqués qui se rejoignent à l’arrière de sa nuque et la bordure de ses ailes présentant un schéma discret « noir-blanc-noir » qui ne vous tromperont pas ! À défaut de ne pas avoir de bons yeux, vous n’aurez aucun doute avec une bonne ouïe : les mâles survolent leur territoire d’un vol onduleux et lent, en chantant d’un air mélodieux et mélancolique. Son chant très varié présente plusieurs schémas de syllabes répétés, marqués de pause, tels que des « Tlui tlui », « luy luy luy », « iluy iluy iluy » ou le « lu lu lu lu » d’où elle tire son nom (contrairement aux gazouillis et notes sifflées ininterrompues de l’Alouette des champs).

Alouette Lulu
Crédit photo : Patrick Lespinasse
Carte d'identité
Nom scientifique Lullula arborea
Famille Alaudidés
Poids 26 g
Taille 15 cm
Longévité

La nidification a lieu entre mars et juillet, durant laquelle le couple peut faire 2 à 3 nichées. Les nids construits au sol accueillant 3 à 5 petits, le quittant une dizaine de jours après l’éclosion. On peut ainsi observer la formation de groupes intrafamiliaux allant de 20 à 30 individus fin juillet. Partiellement migratrices, les populations du nord, dont le nord de la France, vont migrer vers la Méditerranée et la Mer Noire ; alors que les populations du sud, comme en région Centre-Val de Loire, resteront présentes l’hiver.
Sa large aire de répartition ainsi que ses effectifs assez importants en font une espèce classée en préoccupation mineure « LC », mais l’Alouette lulu reste une espèce protégée en France.

Sources : oiseaux.net / « Le guide ornitho » Delachaux

WordPress Appliance - Powered by TurnKey Linux