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Pasto'Loire

Le pâturage extensif des bords de Loire est un mode d’entretien des pelouses et prairies ligériennes remarquables pour préserver la biodiversité et maintenir le bon écoulement des eaux, conformément aux objectifs fixés par le Plan Loire grandeur nature et par Natura 2000.

Naissance d'un projet

Comme les photos aériennes le montrent, les étendues bordant la Loire tendent naturellement à se boiser depuis la seconde moitié du 20e siècle. Prairies et pelouses se « ferment » en effet, envahies progressivement par des arbustes et des buissons. L’installation de cette végétation arbustive se fait au détriment des espèces végétales et animales qui affectionnent les conditions de lumière et de chaleur offertes par les milieux dits « ouverts ».

Outre la diversité biologique qu’ils abritent, ces milieux ont d’autres intérêts en relation avec la fonctionnalité du cours d’eau : ils jouent le rôle de champs d’expansion pour le fleuve, contribuant à l’épuration de l’eau et au maintien de sa qualité, mais aussi à la limitation de l’impact des crues à l’aval.
Crédit Photo : JRV

C’est de ce constat et de plusieurs années d’expérimentation menées avec de nombreux partenaires (Association pour le pastoralisme dans le Loiret, équipe pluridisciplinaire Loire, GIC Loire…) qu’est née l’opération Pasto’Loire, portée au départ par le Conservatoire et la Chambre d’agriculture, et grâce au soutien de l’État/DREAL Centre-Val de Loire, de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, du Conseil régional Centre-Val de Loire, du Conseil départemental du Loiret, ainsi que de l’Europe via les Fonds européens agricoles pour le développement rural



Entre activité économique agricole et préservation de l’espace de liberté et de la biodiversité du fleuve, cette initiative suscite l’intérêt chaque année à l’arrivée des troupeaux.
Au-delà de son aspect folklorique, ce projet a surtout su démontrer l’efficacité et les atouts du pastoralisme comme mode de gestion des espaces ligériens, une méthode originale certes mais aussi plus favorable à la biodiversité que des moyens mécaniques et ce avec des coûts compétitifs.
Elle vise à être étendue à de plus vastes secteurs et notamment sur le domaine public fluvial mais aussi sur d’autres départements ligériens.

Les secteurs paturés dans le Loiret

Les Rives de Beaugency

Nom de l’éleveur : Isabelle Gravrand
Troupeau : 65 brebis
Période de pâturage : toute l’année
Surface pâturée : 35 ha
Site Conservatoire, en DPF (superposition de gestion confiée au Conservatoire)
Mode de pâturage dominant : clôtures mobiles

Méandre de Guilly

Nom de l’éleveur : Olivier Marcouyoux
Troupeau : 300 brebis suitées (avec leurs agneaux)
Période de pâturage : de mi-mars à mi-octobre
Surface pâturée : 120 ha
Site Conservatoire, à 75 % sur le DPF
Mode de pâturage dominant : pâturage itinérant et pose de clôtures

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Sully-sur-Loire

Nom de l’éleveur : GAEC Lefaucheux
Troupeau : 15 à 25 génisses Prim’Holstein
Période de pâturage : du 15 mai au 15 octobre
Surface pâturée : 22 ha de DPF
Mode de pâturage dominant : clôtures

La Plaine de Villaine à Ouzouer-sur-Loire

Nom de l’éleveur : Philippe Le Grelle
Troupeau : 300 brebis suitées environ
Période de pâturage : mi- avril (Plaine de Villaine) à mi-octobre
Surface pâturée : 35 ha propriété du Conservatoire et 26 ha environ sur le DPF
Mode de pâturage dominant : clôtures mobiles

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Les Rives de Saint-Firmin-sur-Loire

Nom de l’éleveur et berger : en attente de reprise
Troupeau : /
Période de pâturage : mi- avril à décembre environ
Surface pâturée : 28 ha de DPF confiés en gestion au Conservatoire par la DDT – Pôle fluvial
Mode de pâturage dominant : pâturage itinérant et enclos mobiles

Les Îles de Bonny, à Bonny-sur-Loire, et les Rives d'Ousson, à Ousson-sur-Loire

Nom de l’éleveur et berger : Cédric Chapelier et Philippe Amirault
Troupeau : 250 brebis suitées
Période de pâturage : mi- avril à décembre environ
Surface pâturée : 153 ha confiés en gestion au Conservatoire par la DDT – Pôle fluvial
Mode de pâturage dominant : pâturage itinérant et enclos mobiles

Les dates et durées de pâturage sur un site peuvent varier en fonction des conditions météorolgiques, de la qualité de la ressource fourragère et de l’impact du pâturage sur les milieux.

Pelouse de Vau à Tavers

Nom de l’éleveur : Isabelle Gravrand
Troupeau : 65 brebis
Période de pâturage : toute l’année
Surface pâturée : 4 ha
Site Conservatoire, en DPF (superposition de gestion confiée au Conservatoire)
Mode de pâturage dominant : clôtures mobiles

Friche des Parterres

Nom de l’éleveur : Alexandra Cealis
Troupeau : 80 brebis
Période de pâturage : d’avril à septembre
Surface pâturée : 30 ha de site Conservatoire
Site Conservatoire, en DPF (superposition de gestion confiée au Conservatoire)
Mode de pâturage dominant : clôtures mobiles

Plaine de l'Ormette

Nom de l’éleveur : Sonia Levasseur 
Troupeau : 90 brebis
Période de pâturage : d’avril à septembre
Surface pâturée : 90 ha de site Conservatoire
Site Conservatoire, en DPF (superposition de gestion confiée au Conservatoire)
Mode de pâturage dominant : clôtures mobiles

Le pâturage dans le Loiret est soutenu par :

Les pâturages sur la réserve naturelle du Val de Loire

Côté Nièvre, Élise Colas pratique un pâturage itinérant sur 72 ha à la Celle-sur-Loire (Espace naturel sensible des Brocs géré par le Cen Bourgogne), de mars à décembre. Mylène Perelli fait pâturer son troupeau de 180 brebis et leurs agneaux, notamment sur l’Espace naturel sensible du Bec d’Allier à Cuffy (18) et à Gimouille (58), de mars à novembre, mais également au Champ de tir à Challuyc (18), les bords de Loire à Cours-les-Barre (18), le sentier du Ver-Vert à Nevers (58).

Le pâturage sur la réserve naturelle du Val de Loire est en collaboration avec :

Et la Commune de Mesves-sur-Loire

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